Rencontre avec le journaliste Julien Camy

par Gauthier Ponza

Le Jeudi 5 Avril 2012 nous avons reçu et accueilli Julien Camy, rédacteur en chef et journaliste au « Patriote » .Pendant une heure, il a accepté de répondre aux questions de la 4°C au CDI du collège Jules Romains.

Quelles sont les qualifications requises pour arriver à votre poste (études...etc) ?

Il faut faire des études de journaliste où les cours d’histoire géographie sont très importants ou aller à l’université faire des études de lettres. Pour être journaliste il est nécessaire de bien parler, d’avoir une très bonne culture générale et d’avoir de la curiosité. Ce dernier point est essentiel. On prouve qu’on est journaliste en travaillant dans un journal pendant 3 mois.

Etiez-vous un bon élève au collège ?

Au collège ,j’étais plutôt un bon élève, j’avais aux alentours de 12 de moyenne (entre 11 et 13). J’aimais bien les études, j’aimais bien apprendre des choses.

Combien êtes-vous payé ?

Le salaire est d’environ 1700E mais pour mon métier c’est peu . C’était mieux payé avant . Les nouveaux journalistes sont très peu payés .

En quoi consiste la fonction de rédacteur en chef ?

Il est chef de la rédaction. Il dirige les journalistes et les envoie pour différents sujets. Il reçoit et relit les articles, fait faire les changements nécessaires. Il est donc responsable du contenu final .

Êtes – vous également photographe ?

Avant non mais maintenant oui pour faire des économies mais du coup les photos sont de mauvaise qualité.

Combien d’employés travaillent pour le Patriote ?

Il y a trois journalistes, un directeur, une secrétaire-comptable et un graphiste employés dans le journal.

Quelle est la ligne éditoriale de votre journal ?

La ligne éditoriale du journal est ancrée à gauche un peu comme "L’humanité" qui est communiste. Notre journal s’occupe surtout de politique, des problèmes de société au niveau départemental. On essaye d’éduquer tout en informant.

Comment financez-vous votre journal ?

Le journal est financé avec les dons des lecteurs, des abonnés, les ventesles publicités et les souscriptions.

Avez-vous des concurrents dans votre domaine ?

Le Patriote n’a pas vraiment de rival dans les alpes Maritimes car on est le seul hebdomadaire avec cette ligne éditoriale. Le Petit Niçois pourrait être notre concurrent mais il a une ligne éditoriale opposée à la nôtre.

Quel est le statut de votre entreprise ?

C’est une SARL.

Comment se passe l’organisation du journal ? Comment se répartissent les tâches ?

Le journal sort tous les vendredis, il faut donc qu’il soit complètement fini le jeudi matin, à cinq heures et doit être prêt le mercredi pour 13 heures ou 14 heures. Ensuite, je le relis et s’il y a des fautes, des erreurs, je demande des corrections. Ensuite, un graphiste vient, je lui donne le squelette du journal qui indique page par page où doivent aller les différents articles pour finalement les placer sur la maquette. À la fin le journal doit être BAT, bon à tirer et il est envoyé à l’imprimerie.

Est-ce-que votre journal est connu ?

Il est moins connu maintenant mais il a été très connu autrefois, notamment quand il avait le soutien de Pablo Picasso et qu’il était quotidien, ce qu’il a été jusqu’en 1967.

Êtes-vous amené à sortir de la région ou du pays pour vos articles ?

La seule fois où je suis sorti, c’était à Vintimille ! On ne va pas plus loin car notre journal n’a pas les moyens d’envoyer des journalistes sur l’international et notre journal traite surtout de l’actualité des alpes Maritimes.

Avez-vous déjà interrogé une personne célèbre ?

Non, à part le maire de la ville et quelques réalisateurs de films. Il y a eu aussi un chanteur de reggae Tiken Jah Fakoly et tout récemment Jean Dujardin.

Avez-vous déjà dépassé le stade de la vie privée ?

Non, jamais. La vie privée ça n’intéresse personne, en tout cas, ça ne m’intéresse pas. Je préfère la vie publique. Le reste ne relève pas de l’information. C’est pour moi une règle de déontologie.

Avez-vous déjà été poursuivi en justice pour un article ?

Oui , le journal a été poursuivi a Monaco en 1990-1991 par le maire de Beausoleil. Nous avions écrit qu’il aurait touché de l’argent d’une entreprise privée. Le journal a été condamné. Mais le problème c’est que le journal n’avait pas de preuves .

Quel est votre meilleur souvenir de journaliste ?

C’est l’interview de Tiken Jah Fakoly, ce chanteur ivoirien de reggae. J’ai trouvé son regard sur l’ Afrique vraiment passionnant.

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